Lundi 16 février

Vidange du circuit de refroidissement.
Le klaxon frotte contre la roue en braquant à droite ! Essai pour le mettre en position plus haute.

Mardi 17 février

Départ de Marseille à 16h.
Traversée de la Côte bleue, magnifique, Cyril est en extase.
Vent violent, même ultra-violent.
Doublé 1 camion + 1 voiture.
Arrivée à Toulouse à 23h45, ¼ d’heure avant la fermeture du parking.

Mercredi 18 février

Départ de Toulouse à 14h45.
Vu le convoi transportant les « morceaux » de l’A380. « Attention passage du convoi cette nuit ».
Doublé 1 tracteur.
Niveaux : rajout de liquide de refroidissement, reste OK.
Des vaches sur la route, si, si c’est vrai.
Arrivée à Bordeaux à 20h.

Jeudi 19 février

Arrivée au village départ à 7h.
Petite ballade dans Bordeaux après tous les contrôles de l’organisation.
Départ à 14h (enfin) en N-3 position.
Passage par Guéthary (magnifique) et St-Jean-de-Luz (bof).
Passage de la frontière à 18h30.
Arrêt à Manzanos à 21h45. Petite soupe et dodo sous la tente au bord d’une route.

Vendredi 20 février

Départ à 10h.
3 4L doublées.
Passage de Madrid = l’horreur.
Dîner sur une aire à 19h / très bonnes les pâtes.
01h : stop on va se coucher.

Samedi 21 février

Réveil au milieu d’un champ d’oliviers. Somptueux. Quelques agriculteurs de passage nous regardent un peu bizarrement.
Petit déj au soleil et départ à 10h15.
De l’essence Sans Plomb à moins d’un euro !
Arrivée au bivouac à Algeciras à 14h.
Petit tour à Carrefour.
Briefing à 16h, puis on prend le bateau qui part à 19h. Visite de la passerelle, on papote avec Ouzzine, lieutenant sécu.
Arrivée à Tanger à 20h45 heure marocaine, 21h45 heure française.
Arrivée à Larache au bivouac à 22h30.

Dimanche 22 février

Debout à 7h. Départ à 8h15.
Neige sur plusieurs kilomètres, nous traversons le moyen atlas, c’est beau…
Arrivée à Enjil à 16h.
Au secours il fait froid : après dîner on court dans nos duvets.

Lundi 23 février
Enjil -> Errachidia

Départ à 8h.
Pti déj dans la voiture. Nous sommes en plein désert.
40 km de piste caillouteuse, boueuse.
On s’est perdu avec 200 voitures, on s’en doutait. Au final un 4x4 de l’organisation nous fait couper au milieu de rien. Un passage de sable à passer un par un avec 3 personnes qui poussent la voiture.
On s’est ensuite ensablé ou plutôt encaillouté, nos plaques font des merveilles.
On s’est encore trompé de piste => ensablage dans les dunes.
A 400 m du Check Point (CP), la voiture s’arrête tous voyants allumés => remorquage.
Arrivée à la nuit à 19h, on répare puis on mange.
Bilan : le tuyau d’avance à l’allumage a fondu sur l’échappement, fuite au carburateur sur l’échappement, on a frôlé l’incendie.

Mardi 24 février
Errachidia -> Merzouga

Départ à 6h30, enfin plutôt 7h.
Traversée de villages, les enfants se mettent en plein milieu de la route. Vu un troupeau de dromadaires.
Arrivée à Merzouga à 13h. Le pneu droit touche l’aile = amortisseur fatigué + barre de torsion trop basse => changement des pneus à l’avant pour remettre les pneus de route moins épais.
Circuit des dunes passé avec succès.
Ballade en dromadaires et ascension d’une dune, c’est qu’il y a du dénivelé !
On regarde un peu les autres équipages faire le circuit.
Remise des dons à 18h puis dîner (excellent, copieux).

Mercredi 25 février
Merzouga ->Timerzif

Debout 8h. Ballade dans les dunes, farniente.
Départ à 11h30.
Ensablage dans un bac à sable géant d’1 km de long. On finit par en sortir à 17h20. En plus, des camions en sens inverse s’évertuent à rester en plein milieu pour avoir du bakchich.
Le soleil se couche, il est 18h20, il reste 80 km de piste, celle-ci n’est même pas visible.
La voiture cale, on ne sait pas pourquoi, on la démarre en poussant.
Remorquage d’un équipage en panne.
On se retrouve au milieu de pierres énormes, on fait du surf sur les cailloux, on les sens même passer sous nos pieds. La voiture s’arrête, il est 21h, impossible de redémarrer, nous n’arrivons même pas à la pousser. Des villageois arrivent de nulle part. On mange une soupe sous les yeux des marocains qui finissent par partir après une énième explication comme quoi on n’avait pas besoin d’eux.
Cyril part à la recherche d’autre 4L ; il revient ½h plus tard avec un 4*4 qui nous remorque ; on redémarre.
La roue avant droite craque, l’échappement échappe au moteur et donc dans l’habitacle, le capot casse, embrayage ?, démarreur ?
Il est minuit, il manque 600 4L au bivouac, il nous reste 10 km de piste et 15 de route.
On suit un convoi. Arrivée à 1h30. On mange, Céline va dormir à 10 m du stand mécanique, Cyril reste pour attendre un mécano.

Jeudi 26 février
Timerzif -> Zagora -> Marrakech
Étape marathon

7h : Céline se lève Cyril se couche.
On finit par avoir un mécano (ça marche toujours mieux avec les gazelles). Changement du cardan droit, du cylindre-bloc droit et support boite de vitesse. Réparation du capot, serrage du collecteur d’échappement.
Départ à 10h30 pour l’étape marathon, enfin !
13h stop ! Le liquide de refroidissement bout.
15h des gens s’arrêtent. Bilan : ventilo débranché, courroies desserrées, circuit plein d’air.
18h30 ça recommence, heureusement on est à 100 m d’un bivouac. Des mécanos arrivent. Ils trifouillent un peu et repartent.
On mange autour du feu. Dodo il est 22h.

Vendredi 27 février

Debout 6h. Il pleut.
6h45 en voulant vérifier que le radiateur est plein on constate qu’il part en morceaux. Tentative de réparation. Au bout de 200m le liquide rebout ça coule à grandes eaux au radiateur. Des gens nous donnent un radiateur, on commence à le changer, les mécanos arrivent, ils sont revenus en arrière pour vérifier que nous allions bien. Super sympas. Ils prennent le relais, il grêle.
On repart, 1km plus loin rebelote, ça rebout. Il est 10h30.
11h : on apprend que la barre de torsion est foutue, il faut aller chez le garagiste à Zagora pour la changer. La voiture est tellement basse à l’avant droit qu’on ne peut même plus tourner à droite. Des mécanos trifouillent. On est reparti.
La voiture resurchauffe 7km avant le CP de Zagora. Ca doit faire la dixième fois depuis hier matin. Une 4L nous remorque, arrache l’anneau 400 m avant le CP. Un 4x4 vient nous remorquer. On passe donc la ligne d’arrivée en marche arrière.
On redémarre pour aller au PC mécanique installé au garage Chez Momo. Réglage de l’allumage, changement de l’amortisseur avant droit. Finalement la barre de torsion va bien. 17h on déjeune au resto (enfin, on n’avait pas encore mangé de la journée) avec un autre équipage, le numéro 1365 de l’ESC Grenoble. On repart. 60 km plus loin le 1365 cale leur voiture s’arrête toute seule impossible de redémarrer. On ne trouve pas la panne. Une assistance méca arrive, les têtes de delco s’étaient démises. On repart, …, la voiture de l’assistance nous double disparaît au loin…
Et on remet ça. Le 1365 recale. On resserre les têtes de delco, on met du scotch pour assurer. Et ça recommence au bout d’1 km.
On appelle le numéro d’urgence, la voiture balai n’arrivera pas avant le lendemain matin. On abandonne les 1365.
Il fait nuit. On cale on arrive à Ouarzazate en roue libre et démarre en bas de la descente en embrayant la seconde. On attaque la montée du col de Tichka. Il y a de la neige, les camions arrivent à toute allure. La route est réputée particulièrement dangereuse. La voiture cale ne démarre pas. Nous sommes dans un virage, invisibles. Il gèle. On finit par réussir à redémarrer en poussant notre petite voiture en marche arrière dans la descente. Elle recale un peu plus tard. On appelle le numéro d’urgence, un 4x4 arrive. Pas le temps de regarder ici, c’est trop dangereux. Nous ne le savions pas mais nous avions passé le col. Nous poussons donc la voiture pour démarrer, elle cale encore 6 ou 8 fois mais c’est de la descente, pas de problèmes pour démarrer, on embraye la seconde. C’est qu’on commence à avoir l’habitude…
Arrivée à l’hôtel à 2h30, miracle on peut encore manger. L’hôtel est magnifique (on apprend par la suite qu’il est dans le top trois de Marrakech). Douche, ça faisait 10 jours qu’on s’était pas lavé.
4h dodo.

Samedi 28 février

Debout 11h.
On part à la recherche du PC méca basé dans un hôtel à l’autre bout de la ville. On y arrive à 12h30. Changement du condensateur pour l’allumage. On va faire un tour, elle recale, on retourne au PC. Les mécanos font tout ce qu’ils peuvent. Peut être un problème dans la distribution il faudra voir en France.
On laisse la voiture au PC et on part au souk avec les mécanos à 15h30 après avoir mangé un bout. C’est qu’on a l’habitude de sauter les repas maintenant. Ballade et emplettes au souk. Retour au PC à 18h30.
On part Chez Ali pour la soirée de remise des prix. On est 288ème. Étonnant.
La voiture balai arrive avec les derniers. Ce sont nos amis les 1365.
Tajine et couscous berbère. On part avant le spectacle, il fait trop froid et on est HS. Le temps de rentrer il est 23h30.

Dimanche 1er mars

Réveil 5h. Départ 6h.
La voiture recale 2 fois. Bruits bizarres. Pas d’accélération. Peut être le carbu bouché. On arrive à Tanger à 13h55. Le bateau part à 14h sans nous… A 5 voitures près on était bons, la déception. Pourquoi n’est-on pas parti 15 min plus tôt? On prend donc le bateau de 17h qui arrive à 20h30 et part à 22h30, chargé à plein avec 535 voitures.
On retourne à la passerelle, Ouzzine n’est pas là mais il y a Yassine qu’on avait rencontré à l’aller.
Arrivée à Algeciras à 02h30. Barcelone 1050km. Au secours.

Lundi 2 mars

Arrêt à 4h pour un petit somme, on repart à 8h.
On roule on roule. On passe à Valence à 20h.
On roule….

Mardi 3 mars

Arrêt à 0h pour un petit somme. On repart à 2h. Arrêt à 4h30 on dort un peu et on repart à 7h.
Passage de Perpignan à 9h, Bollène à 12h30.
On arrive à la maison à 13h30. Çà y est on est rentré…